OMNIVORE PARIS et LES ETRANGES NOUVELLES TETES DE LA « JEUNE CUISINE FLAMANDE »

Omnivore Paris a annoncé le programme de son festival annuel. La Flandre est cette année l'invité d’honneur. Etonnement, sans chefs flamands sur la scène « salée », scène de référence, mais avec le Bruxellois Christophe Hardiquest (Bon Bon), et les Frères Folmer, à la tête de Couvert Couvert, dans la banlieue de Leuven. 

Omnivore

Cette année, Omnivore met la Flandre à l’honneur, annonce le site d’Omnivore, en partenariat avec VisitFlanders et Visit Antwerpen. Tous les jours, sur les différentes scènes, vous pourrez découvrir les têtes marquantes de la Jeune cuisine flamande. En découvrant le programme, on relève sur la scène « salée », scène majeure de l’événement, la présence de Christophe Hardiquest (Bon Bon), réjouissante, comme celle des frères Folmer, amis français à la tête de Couvert Couvert, à Heverlée, un duo habitué de la scène parisienne. Cette scène salée accueille également Frédéric Chastro, le chef franco colombien du restaurant Soma, à Anvers, dont on parle beaucoup. Par contre, aucun des jeunes flamands habituellement mis en avant par la Flandre dans les événements du genre. Vous me direz : « tous ceux là sont déjà passés chez Omnivore. » Et vous n’aurez pas tort ! La présence de Christophe Hardiquest sur la scène principale doit d’abord à un repas qu’a fait Luc Dubanchet, le directeur d’Omnivore, chez Bon Bon, l’été dernier. Mais c’est de bonne guerre, et c’est même plutôt intelligent, de la part des autorités flamandes d’associer ainsi un des noms les plus prometteurs de la gastronomie belge. Cela dit, il y a tout de même deux ou trois chefs et artisans flamands sur les scènes annexes, mais pas certain qu’un affineur comme Frédéric Van Tricht, excellent fromager au demeurant, puisse être associé à la « Jeune cuisine flamande ».

 

L’événement sur lequel on reviendra début mars met quelques autres chefs intéressants en scène comme Florent Ladeyn, de l’Auberge du Vert Mont, à Boeschepe, un village qui semble également sorti de l’univers flamand, mais posé juste de l’autre côté de la frontière. On y verra également Anne-Sophie Pic, l’excellent Mathieu Rostaing-Tayard (Café Sillon à Lyon), le décoiffant Alexandre Gauthier (La Grenouillère), puis César & Michel Troisgros, Jean-François Piège ou Pascal Barbot (L’Astrance), du côté des noms connus. Quelques surprises, tout de même, dans le cadre d’un événement qui se positionne comme un défricheur de la jeune cuisine française et internationale avec la venue de Miro Mattalia, du Ristorante Consorzio, à Turin, un chef qui ne nous a pas laissé de grands souvenirs il y a quelques mois. Le Consorzio qu’il dirige est un bistrot sympa, avec une carte des vins à tomber, mais rien de fracassant côté cuisine. Le Piémont a d’autres perles. S’il y en a un à découvrir, par contre, c’est l’Anglais Tim Spedding, ancien sous-chef du Clove Club, aujourd’hui installé au fond des Cornouailles. Il sera en scène le lundi 5, à 10 h. Du 4 au 6 mars, Maison de la Mutualité. 24, rue Saint Victor, Paris 5ème. (omnivore.com)